Le Cncd-PME répond à la commissaire européenne au commerce : «L’Algérie a le droit de créer les conditions de sa transition économique»

0

«Etat souverain, l’Algérie a le droit de créer les conditions de sa transition économique, de développement de son propre tissu industriel et de la maîtrise de son commerce extérieur.»

C’est en ces termes que le président du Conseil national de concertation pour le développement des PME a répondu, hier lors d’une rencontre tenue à Alger,  à la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, qui a tout récemment laissé entendre que les mesures d’encadrement des importations prises par le gouvernement algérien pour préserver l’équilibre de la balance des paiements ne seraient pas conformes à l’accord d’association signé avec l’Union européenne.

Dans son intervention, Salaheddine Abdessamad souligne que l’Algérie est «partenaire économique de l’UE et souhaite le rester», précisant que notre pays «n’a jamais failli à ses engagements avec l’Europe y compris dans les périodes les plus sombres qu’elle a dû affronter seule». Enchaînant, le même responsable qualifie cette réaction de «disproportionnée», intervenue «au moment où nous assistons à la montée du protectionnisme» dans plusieurs pays qui se réclament comme le fief du libéralisme. Et de souligner que «les entreprises algériennes invitent la Commission européenne à sensibiliser les entreprises des Etats membres à s’inscrire dans une démarche d’investissement, de coproduction avec les partenaires algériens». Dans le même ordre d’idée, M. Abdessamad affiche le soutien du CNCD-PME et affirme son soutien aux mesures temporaires prises par les pouvoirs publics, lesquelles, dit-il, «impulsent une réelle dynamique de réindustrialisation du pays, condition nécessaire à l’émergence d’une nouvelle économie forte et diversifiée». De son côté, Kamel Moula, président du Club des industriels, souligne que «la concertation, n’en déplaise à certains, est un réel exercice démocratique en Algérie, comme il constitue un élément clé de l’univers des affaires».

Toutefois, l’intervenant n’a pas caché son étonnement de constater que cette concertation n’est pas incluse comme un indicateur du climat des affaires. Une incohérence qui a fait perdre à l’Algérie, dit-il, un nombre important de points dans le classement Doing business. A l’adresse des autres opérateurs, il les invite à s’inscrire dans la construction économique de l’Algérie sans se laisser intimider par les étrangers. Quant à Nacéra Haddad, membre du bureau du CNCD-PME, elle passe en revue les réformes fondamentales en cours, rappelant au passage la constitutionnalisation de l’amélioration du climat des affaires. D’autre part, elle évoque le problème du retard lié à la remise du permis de construire. S’agissant du doing business, la vice-présidente du FCE indiquera que l’amélioration du classement de l’Algérie passera, entre autres, par l’impératif de communiquer l’information dans le temps et par des institutions habilitées. Sur sa lancée, elle annonce qu’un outil juridique sera mis au service de la compétitivité, précisant qu’un projet de texte sera soumis au gouvernement avant la fin de l’année.

El Moudjahid

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.